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Loi compétitivité 1996 obsolète: baisser les salaires à vie (infographie)

La réforme du gouvernement de la loi sur la compétitivité de 1996, votée hier au parlement, garantit la baisse des salaires, à vie, alors que le handicap salarial est jugulé!

Ce gouvernement exclusivement pro-patronal travaille d’arrache-pied à la satisfaction de la baisse du « coût » salarial pour le grand patronat belge. On liquide la sécu, on dérégule le marché de l’emploi en rendant le travail plus précaire et moins payé, tout en flexibilisant à outrance les travailleurs.

La FEB utilise comme à chaque fois le chantage à l’emploi « préservé »  de la destruction ou « à venir » comme alibi à cette réforme. De quoi en faire rire plus d’un très jaune et noir…

Bref, l’emploi et les salaires sont en berne, les exclusions augmentent quand le chômage baisse, sans création significative d’emplois pour compenser, et la modération salariale s’exerce sans modération cette législature-ci, avec le saut d’index en prime, et les patrons se sont accordés pour verser une dringuelle à ces gueux qu’ils exploitent éhontément, histoire de ne pas avoir l’air d’être les mauvais dans l’affaire. Mais nous ne sommes pas dupes. La pression baissière s’exerce sur les salaires idéologiquement mais surtout efficacement grâce à la loi sur la compétitivité de 1996.

C’est surréaliste mais le handicap a disparu néanmoins, la loi devait être réformée, pour s’attaquer au handicap historique (sic). C’est dire comme si on tente de nous arnaquer intellectuellement dans ce #begov par des réformes présentées toujours pour faire avancer l’emploi, mais lequel? Où est-il ? On le cherche en vain…

On a bien une petite idée de ce qu’emploi veut dire dans le chef de la FEB : du mauvais emploi, très très mal payé, sans sécu, net serait préférable, pas en suffisance pour tous, comme ça on diminue encore les allocations de chômage, car les chômeurs coûtent trop eux aussi à la société (sic) comme les travailleurs coûtent trop chers au patronat, logique implacable.

Pour nous, c’est le patronat qui coûte trop cher  à la Belgique avec les milliards qu’il perçoit de ristourne à la sécu et autres subsides directs et indirects de l’Etat pour faire son beurre: augmenter les actionnaires, jamais les travailleurs.

La FEB se présente d’ailleurs comme la fédération des entreprises qui  produisent « 2/3 de la valeur ajoutée créée en Belgique ». Le patronat n’a jamais eu honte de mépriser les travailleurs, ces veaux encroutés dans leur job avec des salaires élevés (sic) comme l’a laissé entendre le DRH du groupe ING (remercié pour ses propos) à l’annonce des licenciements  massifs de la banque en 2016.

Seulement 1,1% d’augmentation salariale accordé par le dernier accord interprofessionnel (AIP), après des décennies de disette,  c’est vraiment des miettes qu’on va devoir chercher à la loupe au sol et lècher avec la langue pour ne pas en perdre une !

Ce gouverment de Robin des Riches: qui prend au pauvre pour donner au riche, doit partir ! Et avec lui, toute la classe politique qui a participé au saccage de nos droits sociaux et salariaux pendant des décennies et désormais ouvertement impliquée dans des scandales de corruption, #publifin comme #kazakhgate.

Aux armes, etc.

Corine Barella