Allocation d'insertion/Comprendre/CPAS/Le chiffre

200 Bourgmestres prétendent lutter contre la #pauvreté infantile qu’ils ont créée

Nous ne sommes plus à un paradoxe près, et le cynisme est de mise dans les pouvoirs locaux, communes/villes et leur CPAS!

C’est avec des messages comme ceux-ci que la compréhension des enjeux est brouillée pour le citoyen, qui d’un côté entend le discours austéritaire du fédéral et du régional (on doit serrer la vis, tout le monde doit se sacrifier, enfin surtout les pauvres) puis les larmes de crocodiles de leurs mandataires locaux, qui s’insurgent de ce que la ligne de leur parti, en fait, leur pourrit la vie localement. Pour se refaire une virginité électoraliste, on ment aux citoyens.

On oublie qu’au sein du parti, on a signé des compromissions, au mieux ou on est juste ardemment convaincu qu’ils faut enrichir les riches et écraser les pauvres dans l’intérêt de la croissance économique des patrons et surtout des actionnaires des entreprises aux CEO à parachutes dorés tellement scandaleusement riches qu’ils pourraient carrément sortir les enfants pauvres de la pauvreté (dingue!).

Le texte publié par ces illustres bourgmestres qui n’ont absolument rien fait pour créer la pauvreté massive de tout le monde (surtout chômeur et bénéficiaire du CPAS avec des allocations maintenues à dessein sous le seuil de pauvreté – ironie massive) mais ne s’engagent, faut pas pousser, qu’à lutter contre la pauvreté des enfants, pas de leur parent (majoritairement femme seule, souvent à temps partiel exclue de l’alloc d’insertion, au hasard): Elio Di Rupo, Paul Magnette, Yvan Mayeur (socialiste de coeur, MR du portefeuille) Bart de Wever, Benoit Lutgen, Claude Emonts (pareil), Armand De Decker, Léopold Lippens, Tobback, pour en citer quelques-uns.

Les femmes sont la population à laquelle nos gouvernements successifs ont déclaré la guerre économique, celles qui s’appauvrissent le plus, au chômage comme au RIS et surtout en travaillant à temps partiel (que l’ONEM frappe d’exclusion des allocations d’insertion alors qu’elles travaillent à temps partiel, cherchez l’erreur !) et dans des jobs de merde comme les titres-services qui les envoient solliciter les banques alimentaires.

Majoritairement, les femmes forment la classe des familles monoparentales au CPAS.

La catégorie de bénéficiaires avec charge de famille est composée à 80% par des femmes, en contraste avec les deux autres catégories de bénéficiaires – isolés et cohabitants –, majoritairement occupées par des hommes. De plus, une analyse plus fine de la catégorie « charge de famille » nous permet d’appréhender le facteur monoparentalité parmi les bénéficiaires. Et nous avons constaté que 71% des bénéficiaires RIS en catégorie charge de famille sont des femmes en situation de monoparentalité, contre 9% d’hommes. » SPP Intégration sociale, newsletter Juin 2017.

Quand on lit les noms des signataires, on a la certitude que rien ne sera jamais fait contre la pauvreté ni des enfants ni des autres.

N’en doutez pas.

Et il ne faut plus rien leur passer.

RIEN.

La pauvreté est un choix politique, alors votez contre la prochaine fois!

Nombre moyen annuel de RIS CPAS 2003 - 2015

declaration_bourgmestres_contre_pauvrete_enfants_fr

liste_des_bourgmestres_signataires_de_la_declaration_-_15052017

 

 

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